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SAUDI ARABIA/SRI LANKA: Un appel urgent, vu la situation extraordinaire dans laquelle se trouve Naffeek Rizana

July 6, 2007

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URGENT APPEALS - GENERAL URGENT APPEALS - GENERAL

ASIAN HUMAN RIGHTS COMMISSION - URGENT APPEALS PROGRAMME

Urgent Appeal General

6 juillet 2007
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UG-004-2007-FR: SAUDI ARABIA/SRI LANKA: Un appel urgent, vu la situation extraordinaire dans laquelle se trouve Naffeek Rizana

ARABIE SAOUDITE / SRI LANKA: Droit a la vie_ Peine de mort
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Chers Amis,

La Commission Asiatique des droits Humains(AHRC) lance cet appel urgent, et use de  cette methode extraordinaire au regards des circoncstances exeptionnelles du cas de Naffeek Rizana. Vous trouverez des references supplementaires a ce cas sur : UA-207-2007, UP-093-2007, AHRC-PL-023-2007.

MOTIF DE CET APPEL URGENT:

Cet appel concerne Naffeek Rizana, une jeune fille menacee de peine de mort en Arabie Saoudite pour la pretendue strangulation d'un nouveau-ne age de quatre mois. Apres une etude attentive des circonstances entourant la mort de l'enfant, la Commission Asiatique des Droits Humains (AHRC) a de bonnes raisons de croire qu'elle a ete causee par l'inexperience de la jeune fille qui tentait de le nourrir.

Naffeek Rizana est issue d'une famille extremement pauvre, dans cette region Est du Sri Lanka dechiree par la guerre, ou tant d'individus, y compris la communaute musulmane, font face a une grave crise economique et des privations quotidiennes. Pour ces raisons, nombre d'enfants mineurs sont envoyes a l'etranger afin de trouver un travail et subvenir ainsi aux besoins de leur famille. Certaines agences d'emploi exploitent cette situation de misere afin de recruter des jeunes filles mineures.
Naffeek Rizana est nee le  4 Fevrier 1988. Les personnes qui l'ont recrutee afin de travailler dans en Arabie Saoudite ont falsifie sa date de naissance, faisant croire ainsi qu'elle etait nee le Fevrier 1982.  C'est de cette facon que Naffeek Razina a obtenu un passeport pour voyager et qu'elle est arrivee en May 2005.

En 2007, elle vint travailler chez Mr. Naif Jiziyan Khklafal Otaibi dont la femme venait d'accoucher. Peu apres avoir commnence a travailler dans cette maison,  on lui confia le soin de nourrir au biberon le jeune garcon age de quatre mois. Naffeek Rizana n'avait aucune experience quant a la garde d'un enfant. Elle etait seule au moment ou elle entrepris de nourrir le nouveau ne avec un biberon. Alors qu'elle le nourrissait, le bebe commenca a tousser, chose naturelle chez un si jeune enfant . Naffeek Rizana commenca a paniquer. Alors qu'elle appelait a l'aide, elle tenta de calmer l'enfant en touchant sa pointrine, son cou et son visage, et fit tout ce qu'elle pouvait pour l'aider. Entandant les cris, la mere accourut. A ce moment, l'enfant etait soit inconscient ou deja mort. Malheureusement, ne comprenant pas la situation, les membres de la famille traiterent la jeune Sri Lankaise tres durement,  et la livrerent a la police, l'accusant d'avoir etrangle leur enfant. Au poste de police, Naffeek Rizana fut a nouveau traitee durement, et ne recu pas meme l'assistance d'un interprete ou toute autre personne a qui elle pourrait expliquer la situation. Elle fut forcee de confesser son crime par ecrit et son dossier fut plus tard transmis entre les mains du procureur, sous la qualification de meutre par strangulation.

Lors de sa premiere apparition au tribunal, elle subit les pression de la police qui l'encouragea a repeter sa confession, ce qu elle fit. Cependant, plus tard elle fut capable de parler a un interprete envoye par l'ambassade du Sri Lanka.  Elle lui raconta sa version des faits, une version aui fut ensuite affirmee devant le tribunal.

Selon les rapports, les juges presents a l'audience prierent le pere de l'enfant decede d'accorder son pardon a la jeune fille, une prerogative accordee selon le droit de ce pays. Cependant, le pere refusa. La court prononca alors sa sentence: la peine de mort, pas pendaison. Cette sentence fut prononcee le 16 Juin 2007.

La procedure d'appel doit se faire dans le mois qui suit la condamnation en premiere instance. Cependant, aucun appel n a encore ete enregistre. L'initiative en revient au gouvernement Sri Lankais. Les autorites Sri Lankaises avaient fait appel a des experts en droit afin de prendre en charge ce cas extraordinaire. Mais ces derniers reclamaient 160,000 US dollars. Divers chiffres ont ete cites dans les medias.  Cependant, cette affaire est desormais eclaircie. Le Ministre des affaires etrangeres a Colombo,au Sri Lanka n'a pas autorise la provision de tels fonds et la famille de Naffeek Rizana est bien entendu incapable de soutenir une telle charge financiere et de faire appel. Cette assistance legale est en ce moment toujours negociee par le gouvernement Sri Lankais.

Selon la loi Saoudienne, il est en le pouvoir de la famille de la victime d'accorder le pardon a cette jeune fille.Un tel pardon est valide au regard de la loi en Arabie saoudite.

La Commission pense que ce qui s'est passe est une tragedie, mais non un crime. A aucun moment il n'y a eu le moindre signe d'un agressivite ou animosite de la part de la jeune fille contre la famille. Si une telle animosite avait existe, il est fort improbable que le soin de l'enfant lui aurait ete confie. L'inexperience de la jeune fille ainsi que les difficultes de communication dues a la barriere de la langue ont conduit a cette situation d'incomprehension totale entre les deux parties. Si rien n'est fait pour remedier a cette tragedie, une autre risque de se realiser dans les jours qui viennent: celle de la peine de mort appliquee contre une jeune mineure qui n'esy pas coupable du crime dont elle est accusee, et qui n'aurait pas meme eu l'intention de causer.

Sous ces circonstances, AHRC est convaincu qu'il est justifie de demander a la famille de l'enfant d'accorder le pardon a Naffeek Rizana. En choisissant cette approche, nous ne souhaitons pas  harceler cette famille  en proie a une grande douleur. Notre unique voeu est, de facon respectueuse, d'appeler a la compassion et au pardon.

Etant donne que nous ne voulons en aucun cas harceler la famille du nouveau ne, nous proposons de faire passer toutes les lettres d'appel urgent par l'ambassade du Sri Lanka a Riyadh, en Arabie Saoudite. Nous ne souhaitons pas ecrire directement a la famille ni la bombarder de courrier. Notre requete est au contraire d'adtresser des lettres a l'Ambassade du Sri LAnka qui transmettra elle meme le courrier a la famille. Nous joignons a cet appel urgent un modele de lettre que toutes les personnes touchees par le sort tragique qui attend cette jeune aide Sri Lamkaise peuvent reprendre et adresser  a l'adresse indiquee. A toute les personnes souhaitant effectuer des modifications, nous souhaitons rappeler le respect et la compassion profonde a demontrer a cette famille  qui vient de perdre un etre cher.

(Les lettres traduites en langue Arabe sont aussi bienvenues)

EXEMPLE DE LETTRE

Mr. Naif Jiziyan Khklafal Otaibi
Ministry of Finance, Riyadh
C/O Sri Lankan Embassy
P.O. Box 94360
Riyadh 19693
Saudi Arabia

Fax: +966 1 460 8846
Email: lankaemb@shabakah.net.sa or amjsadiqu@hotmail.com


Monsieur Otaibi,

Que la paix de Dieu soit sur vous et votre famille en ce temps de deuil et de profond chagrin.
Devant la perte de votre enfant,je tiens a vous exprimer mes sinceres condoleances, ainsi qu'a votre femme.

La perte d'une vie est une tragedie, et c'est dans cet etat d'esprit que je vous fais partager mon inquietude quant a la vie de cette jeune fille nommee Naffeek Rizana.

Naffeek Rizana est issue d'une famille extremement pauvre, dans cette region Est du Sri Lanka dechiree par la guerre, ou tant d'individus, y compris la communaute musulmane, font face a une grave crise economique et des privations quotidiennes. Pour ces raisons, nombre d'enfants mineurs sont envoyes a l'etranger afin de trouver un travail et subvenir ainsi aux besoins de leur famille.

Naffeek Rizana est nee le  4 Fevrier 1988. Les personnes qui l'ont recrutee afin de travailler dans votre pays ont falsifie sa date de naissance, faisant croire ainsi qu'elle etait nee le Fevrier 1982.  C'est de cette facon que Naffeek Razina a obtenu un passeport pour voyager jusqu'en Arabie Saoudite. Lorsqu'elle fut employee dans votre maison, elle etait encore mineure et depourvue d'experience quant a la garde d'un nouveau-ne. Considerant ces faits, il me semble que la mort de votre enfant est davantage causee par l'inexperience de la jeune fille, plutot que par une reelle intention de  faire du mal a votre famille.

J'en appelle ainsi a votre compassion pour que vous accordiez votre pardon a Naffeek Rizana,  cette jeune fille aujourd'hui menacee de la peine de mort. J'implore votre compassion et comprehension, esperant que vous trouverez dans votre coeur la force de pardonner cette malheureuse jeune fille,

Je vous prie de croire, Monsieur, à l'assurance de ma sympathie et mon soutien dans cette douloureuse épreuve

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Je vous remercie

Urgent Appeals Programme
Asian Human Rights Commission (ua@ahrchk.org)

Document Type :
Urgent Appeal General
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UG-004-2007-FR
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Extended Introduction: Urgent Appeals, theory and practice

A need for dialogue

Many people across Asia are frustrated by the widespread lack of respect for human rights in their countries.  Some may be unhappy about the limitations on the freedom of expression or restrictions on privacy, while some are affected by police brutality and military killings.  Many others are frustrated with the absence of rights on labour issues, the environment, gender and the like. 

Yet the expression of this frustration tends to stay firmly in the private sphere.  People complain among friends and family and within their social circles, but often on a low profile basis. This kind of public discourse is not usually an effective measure of the situation in a country because it is so hard to monitor. 

Though the media may cover the issues in a broad manner they rarely broadcast the private fears and anxieties of the average person.  And along with censorship – a common blight in Asia – there is also often a conscious attempt in the media to reflect a positive or at least sober mood at home, where expressions of domestic malcontent are discouraged as unfashionably unpatriotic. Talking about issues like torture is rarely encouraged in the public realm.

There may also be unwritten, possibly unconscious social taboos that stop the public reflection of private grievances.  Where authoritarian control is tight, sophisticated strategies are put into play by equally sophisticated media practices to keep complaints out of the public space, sometimes very subtly.  In other places an inner consensus is influenced by the privileged section of a society, which can control social expression of those less fortunate.  Moral and ethical qualms can also be an obstacle.

In this way, causes for complaint go unaddressed, un-discussed and unresolved and oppression in its many forms, self perpetuates.  For any action to arise out of private frustration, people need ways to get these issues into the public sphere.

Changing society

In the past bridging this gap was a formidable task; it relied on channels of public expression that required money and were therefore controlled by investors.  Printing presses were expensive, which blocked the gate to expression to anyone without money.  Except in times of revolution the media in Asia has tended to serve the well-off and sideline or misrepresent the poor.

Still, thanks to the IT revolution it is now possible to communicate with large audiences at little cost.  In this situation there is a real avenue for taking issues from private to public, regardless of the class or caste of the individual.

Practical action

The AHRC Urgent Appeals system was created to give a voice to those affected by human rights violations, and by doing so, to create a network of support and open avenues for action.  If X’s freedom of expression is denied, if Y is tortured by someone in power or if Z finds his or her labour rights abused, the incident can be swiftly and effectively broadcast and dealt with. The resulting solidarity can lead to action, resolution and change. And as more people understand their rights and follow suit, as the human rights consciousness grows, change happens faster. The Internet has become one of the human rights community’s most powerful tools.   

At the core of the Urgent Appeals Program is the recording of human rights violations at a grass roots level with objectivity, sympathy and competence. Our information is firstly gathered on the ground, close to the victim of the violation, and is then broadcast by a team of advocates, who can apply decades of experience in the field and a working knowledge of the international human rights arena. The flow of information – due to domestic restrictions – often goes from the source and out to the international community via our program, which then builds a pressure for action that steadily makes its way back to the source through his or her own government.   However these cases in bulk create a narrative – and this is most important aspect of our program. As noted by Sri Lankan human rights lawyer and director of the Asian Human Rights Commission, Basil Fernando:

"The urgent appeal introduces narrative as the driving force for social change. This idea was well expressed in the film Amistad, regarding the issue of slavery. The old man in the film, former president and lawyer, states that to resolve this historical problem it is very essential to know the narrative of the people. It was on this basis that a court case is conducted later. The AHRC establishes the narrative of human rights violations through the urgent appeals. If the narrative is right, the organisation will be doing all right."

Patterns start to emerge as violations are documented across the continent, allowing us to take a more authoritative, systemic response, and to pinpoint the systems within each country that are breaking down. This way we are able to discover and explain why and how violations take place, and how they can most effectively be addressed. On this path, larger audiences have opened up to us and become involved: international NGOs and think tanks, national human rights commissions and United Nations bodies.  The program and its coordinators have become a well-used tool for the international media and for human rights education programs. All this helps pave the way for radical reforms to improve, protect and to promote human rights in the region.